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L’athlétisme fait partie des Jeux Paralympiques depuis 1960 et attire toujours un grand nombre de spectateurs dans les événements internationaux et aux Jeux Paralympiques. Le sport offre un large choix d’épreuves dans toutes les familles de handicap.

Les athlètes s’affrontent en fonction de leur classification fonctionnelle dans chaque épreuve. Certains courent en fauteuil roulant, d’autres avec des prothèses, tandis que ceux qui ont une déficience visuelle peuvent courir accompagnés d’un guide. Le sport est règlementé par World Para Athletics.

Épreuves au programme paralympique

  • Sur piste : sprint (100m, 200m, 400m) ; demi-fond (800m, 1500m) ; fond (5000m, 10000m) et relais (4x100m debout, 4x400m fauteuil)
  • Sur route : marathon
  • Concours : saut en hauteur, saut en longueur, disque, poids, javelot et massue (notre photo)

Historique et chiffres clés

Les premières compétitions d’athlétisme handisport ont eu lieu en 1952 quand la course en fauteuil roulant était au programme des Jeux de Stoke Mandeville organisés pour les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale. L’athlétisme était un des huit sports inclus aux Jeux Paralympiques de Rome en 1960.

Au cours des 20 suivantes, d’autres familles de handicap ont intégré les compétitions paralympiques, et aujourd’hui l’athlétisme est pratiqué dans le monde entier par plus de 120 pays, ce qui en fait le sport paralympique le plus largement pratiqué.

Aux Jeux Paralympiques de Rio 2016, 1100 athlètes se sont confrontés dans 177 épreuves officielles.

Règlementation sportive

Les règles techniques des compétitions d’athlétisme handisport s’appuient sur celles de la Fédération Internationale (World Para Athletics). Quelques adaptations sont nécessaires pour permettre l’accès de ce sport au plus grand nombre. Elles concernent principalement : les épreuves « guidées » des déficients visuels, les courses en fauteuil, les lancers assis, le poids des engins de lancer et les épreuves ouvertes en fonction de la catégorie de handicap.

Règlements pour déficients auditifs
En l’absence de dispositif visuel électronique, le départ se fera par une tierce personne grâce à un contact tactile. Cependant, s’il est nécessaire, un encadrant accompagnera l’athlète jusqu’au plot de départ. A l’ordre du starter : « A vos marques », ce dernier lèvera le bras pour prévenir l’athlète d’un départ imminent.

Handicap des participants

  • Paraplégiques, tétraplégiques et assimilés : pratique en fauteuil roulant
  • Amputés et assimilés : en fonction du niveau et du nombre d’amputations, pratique debout
  • Malvoyants et non-voyants : accompagnés d’un guide ou non
  • Paralysés cérébraux : en fonction du degré du handicap, pratique debout ou en fauteuil roulant
  • Personnes de petite taille : lancers uniquement
  • Sourds : concernés par les Deaflympics

Des changements sont à prévoir en janvier 2018 concernant la classification des athlètes et la règlementation sportive.

Matériel spécifique

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Les athlètes en fauteuil font partie des catégories allant de 31 à 34 et de 51 à 54. Le poids des fauteuils varie de 8 à 10kg et leur longueur de 170 à 185 cm. En compétition, les athlètes sont capables d’atteindre les 36km/h.

1. Les roues
Les roues sont accrochées au reste du fauteuil et peuvent avoir une inclinaison. Il est possible d’avoir plusieurs types de roues : à rayons, à bâtons ou lenticulaires. Aujourd’hui, pour la performance, les athlètes choisissent les roues lenticulaires en carbone.

2. Les mains courantes
Les poussées faites sur les mains courantes permettent d’accroître la vitesse. Les athlètes utilisent des gants durs ou mous qu’ils fabriquent eux-mêmes.

3. Le cadre
Le cadre est conçu en aluminium et avec du titane.

4. Le sterring
Les athlètes se servent du sterring pour orienter la roue du fauteuil dans la courbe du couloir de course.

Plus d’infos concernant la pratique de l’athlétisme en fauteuil : France Course Fauteuil

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Spécialement conçues pour répondre aux exigences de la compétition sportive, les prothèses, dites “lames” sont utilisées par les athlètes amputés de membre(s) inférieur(s).

1. Le manchon
Le manchon que l’on peut retrouver sous différents matériaux (silicone, polyuréthane, gel de copolymère), est en contact direct avec le moignon. Après avoir mis le manchon, l’athlète met son moignon dans l’emboîture de la prothèse.

2. L’emboîture
L’emboîture est la partie la plus haute de la prothèse. Pouvant être fabriquée en Kevlar, fibre de verre ou en carbone, elle est faite sur mesure pour l’athlète.

3. Le pied prothétique
La lame ou pied prothétique est la finalisation des prothèses fémorales et tibiales. Les constructeurs se sont inspirés de certaines pattes d’animaux comme le guépard pour travailler la restitution d’énergie. Les lames les plus légères sont conçues en carbone. En cas de doute dans le choix de la lame, la Commission Athlétisme Handisport peut vous conseiller.

4. La gaine
La gaine qui s’applique sur l’emboîture jusqu’à la cuisse, permet un meilleur maintien de la prothèse durant l’effort physique.

Sans titre

Les épreuves de lancer assis nécessitent un équipement spécifique pour la pratique de l’athlétisme handisport : le poids, le disque, le javelot et la massue.

1. La chaise de lancer
Tous les équipements de la chaise (barre de maintien, cales, sangles) doivent être à l’intérieur de l’aire de lancer. La barre de maintien peut être en métal ou en fibre de verre, et ne doit pas comporter de composants avantageant l’athlète.

Les chaises de 75 cm, qui sont mesurées et contrôlées en chambre d’appel, permettent aux athlètes d’avoir un appui stable et sécurisé durant leurs lancers. L’assise de la chaise doit être horizontale et rectangulaire ou carrée avec un minimum de 30cm de côté. Elle est fabriquée en fonction du handicap du lanceur. Aucun fabriquant ne propose de matériel standard. Les clubs ou les comités disposent parfois de chaises d’occasion qui vous permettront de débuter la pratique.

2. Position de l’athlète
Pour s’attacher et faire les essais d’échauffement, l’athlète dispose de :
a) 4 minutes pour les Classes F32-34 et F54-57.
b) 5 minutes pour les classes F31 et F51-53.

L’athlète doit garder une position assise pendant toute la durée du jet, depuis la prise de l’engin de lancer dans la main jusqu’à son contact avec le sol. Pour la position assise, l’athlète doit avoir les deux cuisses en contact avec la chaise, depuis l’ischio jusqu’au creux des genoux. Il n’a pas le droit de décoller de la chaise.

Financement

Commencez par votre collectivité : Mairie, Conseil Général, Conseil Régional. Communiquez avec les clubs services de votre collectivité comme les Rotary Clubs et les Clubs Lions pour savoir s’ils offrent des subventions.

Les Comités et clubs affiliés à la Fédération Française Handisport peuvent bénéficier d’une aide à l’acquisition de matériel sportif. Merci de contacter la Commission Athlétisme Handisport.

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